Saines lectures

Êtes-vous indispensable ?

23 janvier 2019

Êtes-vous indispensable ?

Non, mais sérieusement ?

Vous vous êtes déjà posé la question, vous ?

Moi, ça ne me serai jamais venu à l’idée de me demander une telle chose.

On a tous appris que les indispensables, il y en avait pleins les cimetières.

Et je suis d’accord sur le principe.

Sauf que je suis, vous le savez, en pleine recherche métaphysique sur le sens de ma vie de femme de presque 50 ans

Et que mes certitudes ont sacrément du plomb dans l’aile depuis un certain temps.

Alors quand Le Rabastinois d’en Haut m’a mis dans les mains « Êtes-vous indispensable » de Seth Godin,

J’ai accepté de jouer le jeu et de regarder l’affaire sous un autre angle.

Êtes-vous-indispensable-Seth-Godin Êtes-vous-indispensable-Seth-Godin-4-ème-de-couverture

 C’est que l’Indispensable (le Linchpin) n’y est pas regardé sous le même angle.

Habituellement quand quelqu’un dit : « je suis indispensable, gnia, gnia, gnia » surtout dans le monde professionnel, il faut entendre « Regardez moi, toute la structure de cette fichue boite ne repose que sur mes belles épaules » souvent sans être le dirigeant de la dite boite d’ailleurs, et aussi : « tous les autres ne savent pas faire, heureusement que je suis là« , « je fais tout ici, même le café, et sans moi, le monde s’écroule » Ce type de pensées est bon pour l’ego, mais ne mène pas bien loin, à part au cimetière. 

Mais ça, on l’a déjà dit. 

Dans son bouquin, Seth Godin, voit les choses de façon complètement différente. Il explique qu’est ce que c’est d’être indispensable pour de vrai et comment l’être, sans avoir l’air d’y toucher. Tout en étant conscient du rôle que l’on tient.

Vous me suivez ? 

Comme le résume très bien le Rabastinois d’en Haut : imaginez une grosse pierre qui tourne sur un axe, le bout d’une aiguille. Au début, c’est lourd, c’est difficile, l’équilibre est précaire, l’inertie est difficile à vaincre. Et puis à force de travail, l’effort est moins coûteux, la pierre tourne presque toute seule grâce à l’impulsion donnée au bon moment.

Et bien l’Indispensable dans l’affaire, c’est l’aiguille. Le rouage sans lequel rien ne serait possible.

C’est ça être indispensable ? Devenir une aiguille ?

Presque !

C’est en tout cas, faire ressortir le meilleur de soi-même et le mettre au service des autres. Ne pas avoir peur d’entreprendre, de créer, de s’exprimer, d’expérimenter, de se tromper, de recommencer, de proposer. 

Il explique comment notre société actuelle, dés la plus tendre enfance, casse notre créativité et fait de nous des pantins désarticulés et malheureux, destinés à obéir aux consignes données par d’autres, eux même des rouages très obéissant.

Alors pour se libérer de ce schéma, il ouvre la porte à une nouvelle façon de voir les choses pour, entre autres, se libérer de cette peur qui nous paralyse tous et nous empêche de faire, parfois toute une vie.

Vous savez à quel point j’étouffe ici-bas, pas étonnant que ces mots me parlent.

Il démontre qu’il n’y a pas de recette miracle, mais qu’en étant ouvert et généreux, en acceptant les choses comme elles sont sans s’arquebouter dessus, on avance.

Là, vous allez me dire : « encore un torchon de développement personnel à l’américaine, où il suffit de, pour réussir« 

Effectivement, on peut le voir ainsi. Mais j’ai eu envie d’aller un peu plus loin. De croire en ces belles paroles positives qui disent que c’est possible. Qu’on peut s’extirper du marasme ambiant et qu’il est possible de réussir à avoir une belle vie.

Je veux finir ma vie en me disant qu’à mon échelle, j’ai fait avancer le monde et que ça m’a fait plaisir de le faire.

Aux sages qui me diront « Poulette, tu es bien naïve ! « , je répondrai : « vous faites comme vous voulez, mais si j’étais vous, j’irai jeter un œil de ce coté là, vous pourriez être surpris » qui sait…

Morceaux choisis juste pour le plaisir :

« Les personnes qui donnent le plus ne le font pas parce que l’on leur a demandé, mais parce que cela leur fait plaisir et leur procure de la joie. »

« Les meilleurs façons d’y arriver sont d’être remarquable, plein d’idées, un artiste, quelqu’un de généreux. »

« C’est impossible ? Alors, mettons-nous au travail. »

« Ne pas craindre les choses qu’il ne faut pas craindre. »

Besoin-de-prendre-l'air

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